Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 17:07

Ne pas se tromper de cible, en effet…

Cher(es) camarades,

Vous avez décidé de publier un tract dans lequel vous considérez que la CGT se trompe de « cible » en demandant simplement au Conseil Général le maintien de la subvention du COS de 2009 et cela dans le respect de la convention signée entre la collectivité et notre COS.

Nos deux organisations ont fait le constat qu’une grande majorité d’élus partageait nos analyses quant aux conséquences négatives sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, pour les personnels de notre collectivité suite à la décentralisation Raffarin.

Ensemble, nous partageons de profondes inquiétudes quant à l’application de la réforme des collectivités territoriales, dite Balladur, et de la suppression de la taxe professionnelle. C’est, en effet, l’avenir du service public qui est en jeu.

Ensemble, nous rejetons toutes les Lois et réformes en cours qui visent à faire disparaître le statut de la Fonction publique, Etat, Hospitalière et Territoriale. C’est, en effet, l’avenir de près de 2 millions de fonctionnaires, précaires compris, qui est en jeu.

Ensemble, en début d’année, nous avons organisé des réunions d’information pour le personnel sur la crise financière dont la responsabilité est portée par les dirigeants capitalistes et ultralibéraux.

Enfin, ensemble, nous avons déploré les réponses du Président qui nous renvoie à 2012 pour trouver des solutions à cette grave crise que notre société subit aujourd’hui.

Somme toute, nous partageons beaucoup de choses… Il n’en reste pas moins que, pour notre part, nous avons la ferme conviction que la solidarité envers les salariés ne peut se construire que sur un partage équitable des richesses et non sur celui de la misère. Il en est de même pour construire l’unité syndicale.

Le recul social dans notre collectivité est réel. Il est, certes, dû à la politique de ce gouvernement mais ces conséquences sont aussi dues à des choix locaux. Nous prêter intention de cibler essentiellement nos revendications sur la collectivité est du domaine de l’affabulation.

C’est bien ici que le régime indemnitaire est bloqué depuis 2004. C’est bien ici que la remise en cause du temps partiel choisi et des deux jours d’absence sans certificat s’est effectuée. Ces deux dernières décisions n’apportent et n’apporteront aucune économie mais, bien au contraire, entraîneront des dépenses supplémentaires.

Aujourd’hui, c’est le COS, notre outil social commun, et non un service du Conseil Général, auquel la CFDT a très largement contribué à sa création, qui est remis en cause. Notre COS est une association libre et indépendante dont le conseil d’administration est élu démocratiquement par des personnels issus des syndicats.

Il ne peut y avoir d’acceptation et de partage de responsabilités dans cette crise financière et de ses conséquences. Les difficultés sociales des agents, notamment ceux des catégories C et B s’accroissent, les militants syndicaux que nous sommes, le savent bien.

Demander le maintien de la subvention du COS, c’est contribuer à aider nos collègues qui sont en difficulté, c’est également permettre à celles et ceux qui le peuvent encore d’accéder aux loisirs et à la culture. Le COS participe lui aussi au développement économique et de l’emploi. Ce sont 800 000 euros injectés dans l’économie locale et nationale. Nous le savons, 2010 sera une année difficile budgétairement, 2011 sera encore plus difficile avec l’impact de la réforme sur la taxe professionnelle. Faudra t’il encore et encore se serrer la ceinture ?

Aussi, au-delà de l’aspect financier, c’est notre outil commun, le COS, qu’il faut non seulement préserver mais faire évoluer. Evoluer dans la qualité de ses prestations, mais également dans son fonctionnement démocratique, avec la participation active des personnels. Pour la CGT, il ne saurait être question que, seuls, le bureau ou le conseil d’administration du COS décident de questions aussi importantes pour les 2 500 agents de notre collectivité.

L’assemblée générale du COS, au printemps dernier, avait décidé à l’unanimité d’engager des initiatives pour le maintien de la subvention. C’est ce que nous faisons.

La CGT a adressé une lettre à l’ensemble des Conseillers Généraux pour leur demander leur soutien. Nous avons appelé le personnel à s’exprimer par pétition pour obtenir le versement des 65 000 € manquants. Nous faisons la proposition que ce versement s’effectue en trois fois (BP-DM1-DM2) au budget 2010.

Nous restons disponibles pour débattre publiquement de ces questions. Nous travaillons à construire l’unité syndicale dans l’intérêt des agents. Pour cela aussi, nous sommes toujours disponibles.

Pour ne pas se tromper de combat, c’est maintenant qu’il faut agir. La casse du statut est engagée. Au printemps 2010, s’ouvriront les négociations sur les régimes de retraites. Déjà malmenées, devrons-nous attendre les résultats des élections de 2012 pour préserver et améliorer nos retraites ?

Nous appelons le personnel à se mobiliser pour défendre et promouvoir le COS et nous donnons rendez- vous pour organiser la riposte contre la casse du service public.

Veuillez accepter, cher(es) camarades, l’expression de nos fraternelles salutations.

                                                                                                                                                             Le syndicat CGT ,

                                                                                                                                                               Gilles MARTIN

Par syndicat cgt conseil général dordogne - Publié dans : Retours de réunions
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