Partager l'article ! ET LA BATAILLE CONTINUE...: Malgré les puissantes mobilisations unitaires et interprofessionnelles du printemps et des mois de septem ...


Malgré les puissantes mobilisations unitaires et interprofessionnelles du printemps et des mois de septembre, octobre et novembre et le rejet massif par l’opinion de la réforme des retraites, le Président a promulgué la Loi aujourd’hui 10 novembre 2010.
Sur les retraites, il n’est
toujours question que de recul de l’âge légal et de celui du taux plein, d’augmentation de la durée de cotisation et du taux de cotisation de la fonction publique, de remise en cause des droits
familiaux, de nivellement par le bas… Le seul objectif du gouvernement étant de baisser le niveau des pensions.
Sur les salaires, le gouvernement a décidé le gel du point d’indice sur les
prochaines années et ne règle en rien le contentieux accumulé depuis 2000.
Sur l’emploi, c’est la poursuite d’une politique effrénée de suppression de
postes, détériorant les conditions de travail et mettant en péril la qualité du service public rendu, alors même que la porte de la titularisation et de la résorption de la précarité est a priori
entrouverte. - Avec la suppression de la taxe professionnelle et le projet de réforme des collectivités territoriales, le gouvernement a décidé de porter un coup fatal, au service public local et
à la fonction publique territoriale.
Pour notre organisation, la promulgation de la Loi sur les retraites ne vient pas clore le dossier et la bataille continue. Le gouvernement persiste à vouloir faire payer la crise à la majorité de la population qui n’y est pour rien et a annoncé le gel des dépenses publiques pour les 3 années à venir.
Le progrès social, l’intérêt général et la solidarité appellent des choix en rupture avec ceux mis en œuvre actuellement
|
ET LA BATAILLE CONTINUE
Pour tous, privé et public, le droit à la retraite à 60 ans à 75 % pour une
carrière complète sur la base de 37,5 annuités, avec une meilleure prise en compte de la pénibilité et aucune pension inférieure au SMIC revendiqué par la CGT.
Un financement mettant fortement à contribution les profits et les hauts
revenus.
Le maintien et l’amélioration du Code des Pensions, de la CNRACL et de
l’IRCANTEC.
Des augmentations salariales assises sur la valeur du point, permettant le
rattrapage des pertes subies depuis des années.
Un plan de titularisation, la résorption de la précarité, une limitation stricte
du recours au non-titulariat.
Des finances publiques permettant de répondre aux besoins de la population et à
l’intérêt général, ce qui implique le refus de tout gel.
L’abandon de la réforme des collectivités locales et une réforme de leur
financement fondé sur la solidarité entre territoires garantissant l’égalité d’accès aux services publics.